The Derek Trucks Band : Roadsongs

Posted on 7/09/2010 10:16:00 AM by Wisp | 0 commentaires


Disponible depuis début juillet 2010, Roadsongs est un double album live enregistré à Chicago en avril.

Le talent de Derek Trucks n'est plus à démontrer.
Malgré la faiblesse de certaines compositions (notamment depuis l'album Songlines), la voix du chanteur et le jeu de batterie un peu trop conventionnel voire lourd, les envolées du jeune guitariste restent somptueuses d'inspiration, d'originalité et de lyrisme. On retiendra la reprise Afro Blue et Rastaman Chant. A mon sens, les premiers albums de Derek Trucks présentent un intérêt bien plus grand ("The Derek Trucks Band (1997), "Out of Madness" (1998) par exemple!

Discographie:


Derek Trucks est aussi le guitariste du Allman Brothers Band et ce depuis l'éviction du légendaire Dickey Betts qui, noyé dans l'alcool, n'arrivait plus à éviter les fausses notes. Bien plus qu'un simple remplaçant, il a su dynamiser le groupe et ainsi lui donner une seconde jeunesse. Chacun de ses solos de guitare surprend!

On peut aussi retenir les différentes collaborations avec sa femme Susan Tedeschi, chanteuse et guitariste.

Quelques illustrations en vidéos:




Mort de Lhasa De Sela le 1er janvier 2010

Posted on 1/07/2010 07:52:00 PM by Wisp | 0 commentaires

La voix de Lhasa nous manquera...


Zappa Philly '76

Posted on 12/25/2009 03:25:00 PM by Wisp | 0 commentaires



Enfin un nouveau concert de Zappa!
Les connaisseurs de Zappa sont parfois bien embêtés lorsqu'il s'agit d'orienter un novice: Quel album conseiller tant ils sont différents de par leurs sonorités, leurs substances etc.? Il me semble que ce concert peut être une solution à ce grand problème! Les albums "Live in New York", "Roxy & Elsewhere" ou "Best Band you never heard heard in your life" me semblaient jusque là appropriés. Philly '76, parce qu'il est plus dépouillé, plus "facile", parce que les sonorités sont certes chaudes mais aussi plus classiques, peut être, à mon avis, une excellente manière de pénétrer l'univers incroyablement éclectique de Zappa. Ce dernier s'évertuait à rappeler son attachement à qu'il a nommé la "continuité conceptuelle". Elle est évidente pour les connaisseurs car elle ne peut qu'être appréhendée par une écoute de l'ensemble de l'oeuvre. Or, combien ont essayé de se lancer à la découverte de Zappa et, déconcertés, en sont restés à un album? En effet, piocher du Zappa au hasard c'est prendre le risque de tomber sur de la musique contemporaine (The perfect Stranger, The Yellow Shark, Civilization, Phase III etc.), sur des compositions au synclavier (Jazz From Hell, Francesco Zappa etc.) mais aussi sur deux heures non-stop de solos de guitare (Guitar, Shut up & play yer guitar) ou encore sur un album "doo-Wop"(Cruising with Ruben & the Jets)...Bref, il y a de quoi s'y perdre, être déçu car là n'étaient pas les attentes et ainsi, abandonner. Quel dommage de passer à côté d'une telle richesse, d'une telle originalité, de passer à côté de musiciens surdoués au service d'un univers musical exigeant, drôle et surprenant!

Premier intérêt du disque: Entendre pour la première fois un concert entier d'une formation relativement éphémère (Terry Bozzio, Ray White, Patrick O'Hearn, Eddie Jobson & Bianca Thornton). La curiosité est évidemment la présence de Bianca Thornton au chant et aux claviers. On retiendra ses envolées sur Dirty Love, Wind up Workin'in A Gas Station, You didn't try to call me, Advance Romance ou encore Black Napkins. Bianca Thornton, particulièrement mal à l'aise avec le caractère sexuel de certaines paroles de Zappa, ne tiendra pas plus d'un mois.

A écouter aussi, la toute jeune version disco de City Of Tiny Lights, un Titties & Beer très entraînant, la suite inédite en disque à chanter sous la douche: Rudy Wants To Buy Yez A Drink-Would You Go All The Way?-Daddy Daddy Daddy. The Torture Never Stops et Black Napkins restent incontournables et les solos de Zappa, certes pas les meilleurs sur ces titres, restent impressionnants.

Au delà des compositions, la section rythmique Bozzio à la batterie et O'Hearn à la basse est époustouflante! Le jeune batteur, omniprésent, explosif, original, alterne roulements et subtilités techniques très personnelles. O'Hearn, à l'aide du son caractéristique de sa basse électrique fretless, enrobe délicatement, adoucit autant que faire se peut les extravagances de son collègue aux baguettes.

En somme, Philly '76 est un disque idéal pour une entrée en douceur dans l'univers Zappaien tout en présentant un grand intérêt pour les fans. Le ZFT (Zappa Family Trust) serait bien inspiré de continuer sur cette lancée! D'ailleurs à quand l'intégral des concerts du Roxy annoncé il y a quelques années?

Setlist:
Purple Lagoon intro
Foot/Poodle Lecture
Dirty Love
Wind Up Workin' In A Gas Station
Tryin' To Grow A Chin
The Torture Never Stops
City Of Tiny Lites (incl. The Sanzini Brothers Pyramid Trick)
You Didn't Try To Call Me
Manx Needs Women
Titties 'N' Beer
Black Napkins
Advance Romance
Honey, Don't You Want A Man Like Me?
Rudy Wants To Buy Yez A Drink
Would You Go All The Way?
Daddy Daddy Daddy
What Kind Of Girl Do You Think We Are?
Dinah-Moe Humm
Purple Lagoon reprise
Stranded In The Jungle
Find Her Finer
Camarillo Brill
Muffin Man
Purple Lagoon outro.

Quelques vidéos de l'année 76:

La fameuse série Saturday Night Live...avec une formation élargie.








Black Napkins lors du Mike Douglas Show (TV américaine) émission diffusée la veille du concert dont il est question dans cet article. Zappa joue ici sans ses musiciens et ça s'entend...

Vidéos HD de Phish au Madison Square Garden Décembre 2009

Posted on 12/21/2009 08:26:00 PM by Wisp | 0 commentaires










Zappa - Radio France

Posted on 12/21/2009 08:18:00 PM by Wisp | 0 commentaires



Découvrez Le festival Présences rend hommage à Frank Zappa sur Culturebox !

Grateful Dead: "To Terrapin, Hartford 1977" & "Winterland June 1977: The complete recordings"

Posted on 9/25/2009 05:08:00 PM by Wisp | 0 commentaires

Les survivants du groupe Américain The Grateful Dead produisent, depuis la mort de leur légendaire guitariste Jerry Garcia en 1995, un nombre incroyable d'albums. A l’instar de Phish, Gov’t Mule ou encore The Allman Brothers Band, ce sont des concerts dans leur intégralité qui sont proposés. Grateful Dead ne tourne plus depuis longtemps mais la magie opère toujours.


Depuis la mort du Dead on a pu écouter la série des "Dick’s Picks" (36 concerts), des "From the Vault", des "Road Trips", le live au pied des pyramides d’Egypte ("Rockin The Cradle", 1978), Cow Palace (1976), Fillmore West (1969), Winterland Box 1973 (10 disques), the Closing of Winterland (1978), Ladies & Gentlemen (1971) etc. ajoutons à cela les nombreux disques produits précédemment (Live in Europe, Live Dead…) et la pléiade de concerts, non officiels mais très bien enregistrés, qui circulent entre les fans sur internet. Les concerts de Grateful Dead pouvaient durer très longtemps (parfois jusqu'à 7 heures), ainsi, chaque enregistrement nécessite au grand minimum trois disques.

Ces derniers mois, c’est l’année 1977 qui est à l’honneur avec les sorties de « To Terrapin Hartford 1977 » et Winterland June 1977: The Complete Recordings », un coffret de 9 disques.

Pour de nombreux fans le concert phare de cette année est sans conteste « Cornell University », concert jamais officiellement gravé mais dont la qualité audio dépasse aisément la plupart des productions grâce à l’époustouflante puissance donnée par l’enregistrement à la section rythmique.











La période 76-77-78 est appréciée pour son énergie, le sautillant et fin jeu de guitare de Garcia, l’inspiration de Phil Lesh et pour les deux batteries, brillantes de complémentarité et de technique. Bref, à l’heure du disco, le Grateful Dead est en grande forme, s’amuse et ça s’entend !

Moins psychédéliques que l’incontournable « Live Dead » de 1969 et son somptueux « Dark Star » (bientôt dans « les classiques de Wisp »), ces dernières productions post-mortem de 1977 méritent assurément le détour !

Pour plus d’infos : www.dead.net

Les musiciens de Grateful Dead en 1977 :

Jerry Garcia: Guitare, Chant, Donna Godchaux: Chant, Keith Godchaux : Piano, Mickey Hart : Batterie, Bill Kreutzman: Batterie, Phil Lesh: Basse, Bob Weir: Guitare, Chant.

Steely Dan avec Larry Carlton !

Posted on 8/09/2009 11:26:00 AM by Wisp | 0 commentaires

Plus de trente ans après le génial album "The Royal Scam", Steely Dan invite sur scène le guitariste Larry Carlton qui marqua l'histoire du groupe par quelques solos inspirés et originaux. Certains se souviendront du solo de "Kid Charlemagne" ou encore de l'intro de "Don't Take me alive". Larry Carlton, musicien de studio hautement convoité au début des années 70, se démarqua très vite par un phrasé et une technique très personnels. On retiendra les collaborations avec le saxophoniste Tom Scott (Tom Scott & the L.A. Express & TomCat) dont certaines parties sont aujourd'hui encore "samplées" par les "musiciens" de l'électronique. Larry Carlton s'orientera ensuite vers une carrière solo. http://larrycarlton.com/


Steely Dan est actuellement en tournée.
Même si les albums post 70's sont loin d'être à la hauteur de "Can't buy a thrill", "Pretzel Logic" ou encore "the Royal Scam", Donald Fagen & Walter Becker ont toujours su s'entourer de très bons musiciens (Peter Erskine, Dennis Chambers, les Brecker Brothers etc.). On se souvient de l'excellent live "Alive in America" en 1994.
Steely Dan version 2009 a joué à l'Olympia début juillet et la tournée d'été a lieu en ce moment aux Etats-Unis...Bref, nous n'avons plus qu'à espérer que les concerts avec Larry Carlton soit enregistrés!

Nous reviendrons sur Steely Dan prochainement.

Kid Charlemagne:

Do It Again

Les classiques de Wisp : Frank Zappa Roxy & Elsewhere 1974

Posted on 7/27/2009 07:34:00 PM by Wisp | 0 commentaires



Frank Zappa (Guitare, Chant)
George Duke (piano électrique, chant)
Ruth Underwood (percussions, marimba, vibraphone)
Napoleon “murphy” Brock (chant, saxophone tenor)
Bruce Fowler (trombone)
Tom Fowler (basse)
Chester Thompson (batterie)
Ralph Humphrey (batterie)
Jeff Simmons (guitare)
Don Preston (synthétiseur)

1. Penguin In Bondage
2. Pygmy Twylyte
3. Dummy Up
4. Village Of The Sun
5. Echidna’s Art Of You
6. Don’t You Ever Wash That Thing ?
7. Cheepnis
8. Son Of Orange Country
9. More Trouble Every Day
10. Be-bop Tango

Etats-Unis, 1973. L’Amérique a la gueule de bois. Loin le Summer of Love de San Francisco. Loin, les espoirs de rejet de la société de consommation. San Francisco la naïve face à Los Angeles la cynique. Beaucoup de choses opposent ces deux villes, épicentres du pop rock américain. Frank Zappa a été l’un des seuls à prendre à rebrousse poil la vague hippy venant de San Francisco.

« Roxy & Elsewhere » capte ici toute l’énergie cynique mais néanmoins festive de Zappa. Enregistré en grande partie au Roxy de Hollywood à la fin de 1973, ce « live » restitue parfaitement son univers, teinté d’absurdité, de sexe et de quatrième degré. La formation des « Mothers of Invention » qui entoure ici le guitariste, est certainement la plus complète qu’il ait eu à ses cotés. On retrouve des compagnons de longue date comme Don Preston (claviers) mais il a également su s’entourer de nouveaux musiciens comme la virtuose Ruth Underwood (Percussions) ou le fantasque et génial Napoleon Murphy Brock (Saxo et chant). Cet album est la consécration d’un formidable travail entrepris depuis le début de l’aventure « Muthers » en 1965. Par la suite, Zappa va prendre un autre virage, plus froid, plus cynique et peut être un rien arrogant et prétentieux. « Roxy & Elsewhere » en devient encore plus précieux.

On dit souvent à juste titre que la quintessence de la musique prend toute sa mesure dans la chaleur d’une salle de concert. Zappa, dont on peut parfois stigmatiser le manque de chaleur, surtout dans les années 80, prouve ici que la complexité de ses compositions n’est pas nécessairement un instrument de cryogénisation. Au contraire !

Entouré par une section cuivre des plus incisives, Zappa démocratise les changements de rythmes, les cassures. Au niveau de la puissance, il prouve que le « rock » composé n’a rien à envier aux formations les plus violentes. « Rock », cette appellation, Zappa n’a cessé de la contester toute sa vie. N’est ce pas lui, qui, par provocation sûrement, se plaisait à rappeler qu’il jouait uniquement du « rock » pour drainer le chaland mélomane. A l’écoute de cet album, pour sur que non. Evidemment, est ce du « rock » ? Quoiqu’il en soit, on sent une intensité rarement égalée chez Zappa. Il s’amuse, se prend au jeu, lui, le cynique provocateur.

L’emploi de deux batteries (Chester Thompson & Ralph Humphrey) est à lui seul un morceau de bravoure tant il est difficile de l’orchestrer, qui plus est pour des compositions abouties. Cette section rythmique, flanquée de la basse ondoyante et chaude de Tom Fowler, de la percussionniste Ruth Underwood et des deux claviers George Duke, le jazzman et Don Preston, l’ancien, apporte l’assise dont Zappa a toujours eu besoin.

« Penguin in Bondage », premier morceau du disque, est un rythm & blues chaloupé où le jeu de Wha wha de Zappa fait merveille. « Pygmy Twylyte » est le premier highlight. Version raccourcie mais ô combien efficace où toute la virtuosité de la composition et de l’exécution vous brûle les oreilles. A noter la suite «Village of the Sun, Echidna’s Arf, Don’t you ever wash that Thing » où l’incandescence des changements de rythme apporte une puissance incroyable. Démonstration de la « Grande Note » zappaïenne dans « Echidna’s Arf » où tous les instruments jouent la même partition puis passage jazz solaire à grand renfort de reverb dans « Don’t you ever wash that Thing ». Y a-t-il eu meilleur endroit qu’Hollywood pour jouer « Cheepnis » ? Enfin second Highlight. La suite “Son of Orange County, Trouble Every Day”. Base Rhythm & Blues pour les deux, Zappa nous gratifie de tout son talent de guitariste. Plus noir que les autres morceaux, on mesure ici toute l’imagination rythmique des solos de Zappa. La transition entre les deux morceaux est LE highlight de l’album. Le son de Zappa, sur fond d’émeutes de Watts, est crépusculaire. A son écoute, on s’imagine sans peine rouler au soleil couchant sur les longues autoroutes urbaine de Los Angeles en fendant le smog. Opposition saisissante avec l’image des joyeux hippies de San Francisco. On revient pour la fin à la partie « entertainment » avec Be-Bop Tango, participation du public à l’appui.

Par l’ambiance, la chaleur, l’intensité, l’exécution, Zappa nous prouve que la composition intense n’est pas facteur d’ennui ou de froideur. On se surprend même à frissonner au gré de ces fameux changements de rythme. Cet album marque en quelque sorte la fin du premier cycle entrepris par Zappa (qui se terminera par l’album « one size fites all »). Cela en fait un album essentiel dans la discographie de Zappa mais aussi dans celle du rock.


Impulsons DNA

Posted on 7/25/2009 01:54:00 PM by Wisp | 0 commentaires

Voici la page Wisp/rodeo club scandale sur le site régional "impulsons Dna" consacré à la musique(videos). Impulsons, c'est aussi un concours. Si vous le désirez,vous pouvez "booster la popularité"(comme ils disent...)des groupes qui vous intéressent en cliquant sur le logo ci-dessous.

Wisp Voodoo Chile & Intonations Fête de la musique 2009 Paris 10 ème

Posted on 7/24/2009 11:34:00 AM by Wisp | 0 commentaires

Quelques extraits du concert du 21 juin 2009 à l'angle des rues de Lancry et Poulmarch


Voodoo Chile jam part 1



Voodoo Chile jam part 2


Intonations extrait 2


Intonations extrait 3

Phish est de retour avec une tournée et un album !

Posted on 7/17/2009 11:48:00 AM by Wisp | 0 commentaires

Le groupe américain Phish a repris la route, l’album « Joy » devrait sortir cet été.

On pensait que l’ultime concert de Phish avait eu lieu à Coventry en 2004. Tout le monde croyait alors à une dissolution définitive du groupe. Trey Anastasio, Jon Fishman, Page Mc Connell & Mike Gordon pensaient ne plus jamais jouer ensemble, il s’agissait de « savoir s’arrêter au bon moment ». Cette soirée devait conclure une aventure qui avait débuté en 1983 sur le campus de l’université du Vermont aux Etats-Unis.

Des soirées étudiantes aux « shows » en plein air sur 3 jours, Phish a su progressivement fédérer autour de sa musique (le groupe est à l’aise dans le rock, le jazz, le folk, le rock progressif ou psychédélique, la funk, le blues, le reggae, les musiques traditionnelles, la country…) les orphelins de l’improvisation rock (au sens le plus large possible), les nostalgiques de Grateful dead (par exemple) mais aussi le public soucieux du talent, de la qualité des compositions voire des prouesses techniques sans jamais tomber dans l’étalage, ou encore le public qui vient simplement danser et faire la fête…

Comprendre Phish c’est d’abord saisir l’envergure de leur approche. Par exemple, une chanson country au second degré peut devenir un reggae et être suivi d’un morceau de 20 minutes dans lequel on trouvera du chant puis une série de mesures composées complexes suivies d’ une improvisation qui partira d’un solo de guitare planant avant de devenir, sous l’impulsion d’un des musiciens, une recherche du « groove parfait » agrémenté d’effets sonores, qui va plonger les spectateurs dans une danse effrénée, voire exaltée si les musiciens s’orientent vers un passage hypnotique. En substance, l’auditeur ne sait jamais ce qu’il va entendre et ce qu’il va ressentir car les musiciens eux même ne le savent pas. C’est bien une manière singulière de penser un concert ! Tant de groupes, d’artistes confirmés ou non, lors d’une tournée, proposent des concerts identiques chaque soir : les mêmes titres, dans le même ordre, la même durée. Une tournée de Phish, c’est tout le contraire ! Du jour au lendemain la « setlist » est radicalement différente, il est très rare d’entendre deux soirs de suite le même morceau, et la version d’un titre comme « you enjoy myself » ou « Wolfman’s Brother » joué à trois ou quatre concerts d’intervalle sera différente ! On comprend mieux qu’une partie non négligeable du public n’attend pas que Phish « passe dans sa ville » mais préfère suivre le groupe dans sa tournée (lors de la tournée européenne de 1997, les salles étaient en majeure partie remplies par les mêmes américains qui en ont profité pour visiter le vieux continent. Bien sur, on peut se poser la question du fanatisme qui, en l'occurrence, ne vire pas au culte de la personnalité.

Phish est un groupe généreux composé de quatre gars simples qui vivent leur musique dans l’intégrité la plus totale et, finalement, bien loin des affres du système froid et désormais tristement cynique mis en place par les majors ! Phish peut donner un concert de 6 heures voire jouer jusqu’à l’aube. Le but avoué des musiciens est de se faire plaisir, de se laisser surprendre, de s’embarquer vers l’inconnu bref, de ne jamais s’ennuyer même si cela comporte des risques…

Cette manière d’aborder les concerts rend chaque « show » unique, c’est pourquoi posséder un ou deux concerts de phish ne peut qu’être frustrant ! Heureusement, la politique discographique du groupe va dans le sens d’une offre pléthorique ! Le groupe a enregistré plus d’une dizaine d’albums studio et une bonne trentaine d’albums "live". Cependant, à partir de leur site (www.livephish.com) et des divers enregistrements d’excellente qualité (SBD=soundboard ; enregistré directement depuis la table de mixage et autres directs diffusés à la radio) qui circulent sur le web, il est aisément possible d’avoir plus de 200 concerts complets !! J’insiste, de très bonne qualité ! Phish était complice de cette politique de diffusion gratuite de ses concerts; en tous cas, à l’époque de la cassette. Ajoutons qu’un peu moins d’une centaine de titres ne figurent sur aucun album (compositions originales, reprises de Zappa, Beatles, Talking heads, Who, etc. )

Phish s’est reformé après cinq années de silence. Trois concerts ont été donnés à Hampton en Mars et la première partie de la tournée d’été s’est achevée fin juin.

Voici 2 extraits amateurs de cette tournée :

La seconde partie débutera le 30 juillet à « Red Rocks » dans le Colorado.

Les enregistrements de cette tournée sont disponibles au téléchargement sur le site du groupe seulement quelques heures après les concerts et ce, pour toutes les dates ! (depuis 2002, tous les concerts sont disponibles).

Seul bémol : c’est la première fois que la qualité de l’enregistrement laisse à désirer !

Pour plus d’infos biographiques et discographiques :

www.phish.com

http://en.wikipedia.org/wiki/Phish

You enjoy Myself” Live at Roseland Ballroom en 2000

Un montage présenté lors d'un concert à Boston en 2003 à l’occasion du 20ème anniversaire

Fluffhead en 1996 (Clifford Ball)

Wisp New Orleans Shuffle (2003)

Posted on 7/13/2009 12:54:00 PM by Wisp | 0 commentaires

Extrait d'un concert donné à Strasbourg (Place St Thomas)
le 21 juin 2003